Jean Mauriac (an V-1869)
 
 
 
Jean Mauriac, l'arrière grand-père, négociant en " bois merrain " à Langon, dans la Gironde, avait acheté, à quelques lieues, Malagar, alors orthographié Malagarre, "mauvaise garenne ", le 18 septembre 1843.
 
 
 
 
Jacques Mauriac, le grand-père, effectua des embellissements dans les années 1870-1871. Jugé trop rustique, le pavillon central sera " coiffé d'un lourd chapeau d'ardoise ", hérissé de girouettes et décoré de mansardes découpées. " Dieu merci soupire son petit fils, les deux ailes, le chais, le cuvier ont gardé leurs vieilles tuiles rondes. "
 
 
 
     
 
En 1891, Claire Mauriac hérite du domaine de Malagar qu'elle gère en indivision avec son beau-frère magistrat, l'oncle Louis Mauriac. Mais c'est seulement à partir de 1903 que François viendra y passer son premier été.
 
 
 
Le 1er janvier 1927, Francois Mauriac hérite de Malagar. Il y fera désormais de longs séjours tous les ans à Pâques, l'été et pour les vendanges.
" C'est une propriété de vingt hectares plantés de vignes de plein rapport, où l'on récolte du bon vin, genre Sauternes. "
 
 
 
 
 
 
Depuis Calèse, la ligne de cyprès visible de plusieurs kilomètres. François Mauriac à façonné ce paysage en plantant 150 cyprès en 1937.
Un grand nombre de plantations s'y est ajouté : un bosquet de pins maritimes, comme pour recréer un petit Saint-Symphorien, des peupliers, des arbres fruitiers...
 
 
 
 
 
Dans l'allée de peupliers, l'oeil vigilant du propriétaire terrien semble contempler la croissance des arbres. Mauriac a dessiné un nouveau paysage ; le vigneron cède le pas au poète dans ce pays de vignes où les hommes n'aiment pas les arbres.
 
 
 
 
 
  Chaque année à la période des vendanges, l'écrivain se faisait vigneron. Il surveillait attentivement sa vigne, et regardait les grappes avec anxiété !
"Les maladies ne sont- elles pas aussi nombreuses que celles qui atteignent les créatures humaines ? "
 
     
 
 
 
 
"Tout se passait, comme dans la nuit des temps : les paniers de bois, une fois remplis, étaient versés dans les comportes disposées le long des règes. Pleines à ras bord, elles étaient saisies par deux hommes qui les hissaient dans la charrette, Gaspard (ou Gamin) était là, attelé, sage sous les essaims de mouches."
Jean Mauriac : François Mauriac et Malagar.