"Avoir été, être, n'être plus...

L'artiste ne tourne cette loi, quand il la tourne, que par l'image mensongère qu'éveillent dans quelques cervelles humaines les syllabes de son nom.

On racontera aussi sous mon nom l'histoire d'un personnage fabriqué d'après des données fausses et de fausses confidences. Mais l'homme que je suis devenu restera inconnu.

L'oubli est peut-être préférable à la fausse image qu'un écrivain laisse de lui quand il ne périt pas tout entier.

Si jamais je survivais, je sais bien que ce ne serait pas moi puisque même de mon vivant, je ne suis pas cet homme que les autres imaginent et que je ne sais pas moi-même qui je suis".